le Silence Mental de Satprem/Aurobindo

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LE SILENCE MENTAL

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Parler est un besoin, écouter est un art.

Goethe

Chaque-chose-porte-en-elle-même-sa-vérité

Livres Theravada recommandés (Fr)

Visuddhimagga de Buddhaghosa Editions Fayard ( le chemin de la pureté)

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Manuel de méditation de Ajahn Brahm Editions Almora

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La méditation profonde de Hénépola Gunaratana Editions Marabout

LaMéditationProfonde

 

autres livres:

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le Dhammapada (1) – les versets conjugués – Yamakavaggo patṭhamo

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I — VERSETS CONJUGUES – Yamakavaggo patthamo

1. Le mental est l’avant coureur des conditions, le mental en est le chef, et les conditions sont façonnées par le mental. Si avec un mental impur, quelqu’un parle ou agit, alors la douleur le suit comme la roue suit le sabot du bœuf.

2. Le mental est l’avant coureur des conditions, le mental en est le chef, et les conditions sont façonnées par le mental. Si avec un mental pur, quelqu’ un parle ou agit, alors le bonheur le suit comme l’ombre qui jamais ne le quitte.

Notes 
Dans le bouddhisme, manas désigne le mental, faculté caractéristique de l’être humain (racine man-). C’est aussi le sixième sens (en plus des cinq couramment admis) qui entre en contact avec les objets mentaux. Le manas est important, en tant que composant du citta, d’une part parce qu’il est « l’avant-coureur des conditions phénoménales », et d’autre part parce qu’il est le « lieu » d’éveil de la Prajñā.

Du rapport entre le mental et La_meditation

3.  » Il m’a maltraité, il m’a battu, il m’a vaincu, il m’a volé « , la haine de ceux qui chérissent de mauvaises pensées n’est pas apaisée.

4. « Il m’a maltraité, il m’a battu, il m’a vaincu, il m’a volé « , la haine de ceux qui ne chérissent pas de telles pensées est apaisée.

verset 5 . Jamais la haine n’éteint les haines en ce monde.

Par l’amour seul, les haines sont éteintes.

C’est une loi ancienne.

6. Les autres ne connaissent pas qu’ici nous périssons, ceux qui connaissent cela en ont leurs querelles apaisées.

7. Celui qui demeure contemplant le plaisant, avec des sens non contrôlés, immodéré en nourriture, paresseux, inerte, celui là, en vérité, Māra le renversera comme le vent renverse un arbre frêle.

8. Celui qui demeure contemplant le déplaisant, avec des sens bien contrôlés, modéré en nourriture, avec confiance et effort soutenu, Māra ne peut le renverser comme le vent ne peut renverser une montagne de roc.

9. Celui qui, non sans purulences, dénué de contrôle de soi même et d’essentialité, porterait la robe ocre n’en serait pas digne.

10. Celui qui a vomi toutes les purulences, qui est bien établi dans les règles morales, pourvu du contrôle de soi même et d’essentialité, est vraiment digne de la robe ocre.

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11. Dans ce qui n’est pas essentiel, ils voient l’essentiel, dans l’essentiel, ils voient le sans essence. Ceux qui demeurent dans le champ des idées fausses, jamais n’arrivent à l’essentiel.

12. Ce qui est essentiel, ils le connaissent comme essentiel, ce qui est sans essence, ils le connaissent comme sans essence. Ceux qui demeurent dans le champ des idées justes, arrivent à l’essentiel.

13. De même que la pluie pénètre dans une maison au mauvais chaume, ainsi le désir pénètre un coeur non entraîné.

14. De même que la pluie ne pénètre pas dans une maison au chaume en bon état, ainsi le désir ne pénètre pas dans un coeur bien entraîné.

15. Il s’afflige dans cette vie, il s’afflige après cette vie, dans tous les mondes celui qui fait le mal s’afflige. Il s’afflige et périt, voyant son action impure.

16. Il se réjouit dans cette vie, il se réjouit après cette vie, dans tous les mondes le faiseur de bien se réjouit. Il se réjouit, il se réjouit extrêmement, voyant ses actions pures.

17. Il se lamente dans cette vie, après cette vie il se lamente, dans tous les mondes celui qui fait le mal se lamente. « J’ai fait le mal », ainsi se lamente-t-il, allé vers les états misérables.

18. Il est joyeux dans cette vie, il est joyeux après cette vie, celui qui fait le bien, dans tous les mondes il est joyeux. « J’ai fait le bien », encore plus est-il joyeux, allé vers les états heureux.

19. Quoiqu’il récite beaucoup les textes, il n’agit pas en accord avec eux; cet homme inattentif est comme un gardien de troupeaux qui compte le troupeau des autres ; il n’a aucunement part aux béatitudes de l’ascète.

20. Quoiqu’il récite peu les textes, il agit en accord avec le Dhamma, et se défaisant du plaisir sensuel, de la haine et de l’ignorance, connaissant selon la vérité, avec un coeur totalement libre, ne s’attachant à rien ici et après, il prend part aux béatitudes de l’ascète.

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la méditation Vipassana

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Vipassana c’est la méditation de l’attention ou de la vision pénétrante qui correspond à la septième étape de l’Octuple Sentier. On travaille cette méditation, on la développe pour voir l’impermanence, l’insatisfaction et le non-soi des cinq agrégats.

On est extrêmement attentif et vigilant, cela représente sati sampajañña  autrement dit l’ attention doublée d’une claire compréhension des choses. L’attention filtre, l’attention distingue ce qui est bénéfique de ce qui ne l’est pas. Ensuite elle ne laisse pas ce qui est bénéfique s’éloigner ; elle l’invite à entrer, elle l’accepte. L’attention est donc ce qui permet de faire la différence entre le vrai et le faux.

La méditation de l’attention implique la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher et la pensée. Quoi qu’il se produise au niveau de ces sens, c’est là que se situe notre terrain de pratique de l’attention.

Cette pratique est en réalité très dynamique et elle inclut tout. Tout ce que nous voyons, entendons, sentons, goûtons, touchons et pensons devient objet de méditation.

En vérité, toutes ces choses que nous voyons, entendons, sentons, goûtons, touchons et pensons, sont marquées par les mêmes caractéristiques. Normalement, quand nous voyons un objet, nous nous laissons happer par son apparence extérieure, mais le seigneur de la cité ne reçoit pas ce message-là — cela signifie que la conscience devrait recevoir le réel message de ce que nous voyons.

Et quelle est cette réalité, cette vérité ? C’est que, quoi que nous voyions, cette chose que nous voyons n’est pas permanente. En d’autres termes, ce que nous avons vu disparaît immédiatement.

Il en est de même pour l’ouïe, le toucher, l’odorat, le gustatif. De la même manière, quand nous pensons à un objet, pendant que nous sommes en train de penser, cette pensée est animée dans notre esprit, mais dès que nous cessons de penser, elle n’y est plus.

Dans cette méditation de l’attention, nous devenons pleinement conscients de ce qui se passe pendant que cela se passe — ni avant, ni après. Cela signifie que nous ne pouvons faire l’expérience de l’impermanence que lorsque nous sommes vraiment en train de la vivre.

Nous ne faisons l’expérience des sensations et des sentiments que pendant que nous sommes en train de sentir ou ressentir les choses. Ensuite, cette sensation ou ce sentiment n’est plus là. Voilà ce que signifie vipassanā.

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